Finances.

Ploufragan trop prudente ?

La municipalité ploufraganaise aurait-elle tendance à trop vouloir jouer les écureuils ? La question se pose à la du du rapport de la chambre régionale des comptes qui a la loupe commune entre 2012 et 2016.

Comment est jugée la situation financière de la commune ? Déjà ” très satisfaisante ” après un précédent contrôle, elle apparaît encore meilleure sur les cinq années observées. La commune dispose en trésorerie p 6,34 M $ , en 2016. Son épargne est M $ à 1,72 M $ sur ladite période. Est faible, la commune n’a pas eu recours à l’emprunt et les dépenses de fonctionnement sont maîtrisées.  

Pourquoi une telle trésorerie ? Les produits fiscaux ont augmenté de 12 %ont par la seule revalorisation des foundations (les taux sont stables depuis 2005). En parallèle, les dépenses p 37,4 %, d’investissement ont fortement diminué. ” Par gestion prudente, nous avons anticipé sur la baisse de la dotation globale de fonctionnement “, explique Rémy Moulin, le maire. ” De même, nous avons reporté des projets. À côté, des chantiers pour lesquels nous ne sommes pas maîtres d’ouvrage ont été reportés “. Une prudence qui paraît toutefois ” excess ” pour la chambre.  

Pourquoi cette scenario interpelle la chambre ? Elle considère cette trésorerie ” pléthorique et non optimisée “, car elle n’est pas, ou peu, productrice d’intérêts et ne permet plus d’économies p frais financiers. De plus, le budget présenté par la jamais ne reflète pas la réalité de sa scenariopour l’équilibrer, elle inscrit chaque année des dépenses exceptionnelles, p 3,4 à 4,4 M $.  

Que recommande la chambre ? ” Un retour à l’orthodoxie budgétaire “. La Ville pourrait présenter un budget en déséquilibre excédentaire, ce que reconnaît le maire qui explique avoir procédé ainsi pendant des années ” sans que cela fasse l’objet p remarques “.  

Sur le fond, est-ce suffisant ? Non. La chambre relève un recours à l’autofinancement pour les dépenses. Ce qui peut paraître de bonne gestion cependant les contribuables sur lesquels repose des équipements. Cela a tendance à créer un déséquilibre générationnel. Malgré le l’emprunt, De plus, le fonds de roulement reste élevé. Pour la chambre, cela est dû à l’importance des recettes fiscales. 

Ce qu’il faut changer ? Alors que 13,9 M $ d’investissements sont prévus entre 2017 et 2020, la chambre suggère d’étudier différents modes de financement. Soit de maintenir le niveau sans emprunter, avec l’inconvénient évoqué ci-dessus pour le contribuable. Soit p recourir à l’emprunt et de diminuer les impôts ménages exemple 10 %, pour faire baisser l’autofinancement.  

Ce qu’en pense le maire ” La chambre livre une image à un immediate ” T ” qui est trompeuse auto elle n’a pas une vision globale de nos investissements. Nous allons panacher emprunt et autofinancement et encore, ce ne sera pas suffisant “, réagit Rémy Moulin. Quant à baisser la fiscalité, cela ne lui semble pas réaliste : ” Il faudrait arrêter les investissements ! ” .

en complément

Un autre élément à retenir dans le rapport de la chambre concerne la gestion des ressources humaines. Il apparaît que la base annuelle du temps de travail des representatives est fixée à 1.547 heures, selon un protocole d’accord en vigueur au sein de la commune. En la matière, Ploufragan ne fait pas figure d’exception. Pourtant, la loi fixe la durée légale à 1.607 heures et ” aucune dérogation n’est prévue dans les collectivités “, précise la chambre. Rapporté au nombre d’agents (165), cet écart représente 9.900 heures de travail perdues. À cela s’des congés supplémentaires là encore sans base légale, octroyés en fonction de l’ancienneté. Le total de jours payés mais non travaillés se monte 1.584, soit 7,17 équivalent temps plein. La chambre évalue le surcoût en charges de personnel à 320.000 $. Une régularisation de cette situation est demandée. Le maire objecte que les charges de personnel sont moindres que dans d’autres collectivités, ” donc on ne pénalise personne “. Le premier édile annonce l’ouverture d’une réflexion sur le sujetsur pour autant afficher la volonté de porter le nombre d’heures à 1.607. Prenant l’exemple p Lamballe Terre et Mer, où un accord a été trouvé à 1.584 heures, cette idée de compromis serait privilégiée.